Le point de côté est une douleur brève et bénigne, probablement liée à une irritation du diaphragme ou des ligaments qui soutiennent les organes pendant la course. Pour le faire passer : ralentissez, expirez profondément et longuement, et appuyez quelques secondes sur la zone douloureuse.
C’est le compagnon le moins aimé du coureur débutant. Rassurez-vous : il touche tout le monde, il diminue avec l’entraînement, et il existe des gestes simples qui marchent.
D’où vient le point de côté ? #
Aussi étonnant que cela paraisse, la science n’a pas de réponse définitive. Les explications les plus solides évoquent une irritation du diaphragme (le muscle de la respiration, très sollicité en courant), une traction sur les ligaments qui suspendent les organes secoués à chaque foulée, ou une irritation du péritoine. Ce qui est bien établi, ce sont les facteurs déclenchants : repas trop proche de la sortie, départ trop rapide sans échauffement, respiration courte et saccadée, et manque d’entraînement — les débutants y sont nettement plus sujets, et ça s’améliore avec les mois.
À lire Running : le guide complet pour bien courir en 2026
Les gestes qui font passer la douleur #
| Geste | Comment faire |
|---|---|
| Ralentir | Réduisez nettement l’allure, marchez si besoin — le point passe en 1 à 3 minutes |
| Expirer à fond | Expiration longue et profonde par la bouche, plusieurs cycles |
| Appuyer sur la zone | Pressez la zone douloureuse avec les doigts en vous penchant légèrement en avant, relâchez à l’expiration |
| Caler sa respiration | Essayez d’expirer quand le pied opposé au point touche le sol |
Comment l’éviter à la prochaine sortie #
Trois précautions règlent la majorité des cas : laisser passer 2 à 3 heures après un vrai repas avant de courir (une collation légère 1 h avant reste possible), démarrer chaque sortie par 5 à 10 minutes très lentes, et travailler une respiration ample plutôt que haletante. Le renforcement du gainage (planche, gainage latéral) aide aussi : un tronc solide limite les secousses transmises aux organes. Enfin, évitez de boire de grandes quantités d’un coup juste avant ou pendant la course — préférez de petites gorgées.
Un point de côté disparaît à l’arrêt de l’effort. Une douleur thoracique ou abdominale qui persiste au repos, irradie (bras, mâchoire) ou s’accompagne de malaise n’est PAS un point de côté : consultez sans attendre. Et comme toujours, chaque coureur est différent — en cas de reprise du sport après 35-40 ans, un avis médical préalable est une sage précaution.
Aucun organe « malade » : la douleur viendrait du diaphragme, des ligaments suspenseurs des organes ou du péritoine irrités par les secousses de la course. À droite comme à gauche, c’est bénin.
Un point ponctuel au repos peut venir d’un spasme, du stress ou de la digestion. S’il revient souvent ou dure, parlez-en à votre médecin : le « vrai » point de côté est lié à l’effort.
À lire
Débuter la course à pied : les réponses aux 12 questions que tout le monde se pose
Oui, nettement : plus on est entraîné, plus le diaphragme et le gainage tolèrent l’effort. Les points de côté fréquents des premières semaines s’espacent naturellement.
Pas forcément : ralentir et expirer profondément suffit souvent. Si la douleur reste vive malgré le ralentissement, marchez jusqu’à disparition avant de reprendre.Quel organe provoque le point de côté ?
Pourquoi ai-je un point de côté sans effort ?
Le point de côté disparaît-il avec l’entraînement ?
Faut-il s’arrêter de courir avec un point de côté ?