Dimanche 1er novembre, le marathon de New York part pour une édition anniversaire. Il y a cinquante ans, en 1976, la course quittait les boucles de Central Park pour traverser pour la première fois les cinq arrondissements de la ville. L’édition 2026 garde ce parcours, avec une petite retouche dans le Bronx. Le plateau a aussi perdu deux têtes d’affiche ces dernières semaines. Voici ce qu’il faut savoir avant le départ.
Plan de l'article
- Cinquante ans de parcours dans les cinq arrondissements
- Un nouveau passage dans le Bronx, au pire moment de la course
- Sifan Hassan et Fiona O’Keeffe forfaits
- Hellen Obiri, favorite chez les femmes
- Benson Kipruto veut conserver son titre
- À quelle heure suivre la course depuis la France
- Ce que New York apprend aux coureurs amateurs
Cinquante ans de parcours dans les cinq arrondissements #
C’est en 1976 que le tracé actuel est né : départ de Staten Island, passage par Brooklyn, le Queens, le Bronx puis Manhattan. L’association internationale des marathons, l’AIMS, rappelle dans sa présentation du plateau que 2026 marque ce cinquantième anniversaire. Le même texte précise que l’édition 2025 avait établi un record avec 59 219 finishers.
Pour l’occasion, les organisateurs ont invité des anciens vainqueurs. Bill Rodgers, gagnant en 1976, sera présent pendant la semaine de course. Miki Gorman, lauréate en 1976 et 1977, est décédée en 2015 : c’est sa fille qui la représentera.
Un nouveau passage dans le Bronx, au pire moment de la course #
Le parcours change pour la première fois depuis quinze ans, et la modification se trouve à un endroit sensible. Selon IBTimes, le tronçon du Bronx entre les miles 20 et 21, soit entre le 32e et le 34e kilomètre environ, est redessiné. Il ne compte plus que cinq virages au lieu de sept. La distance totale ne change pas.
Pour les coureurs amateurs, ce détail compte. C’est à peu près là que beaucoup rencontrent le fameux « mur » : les réserves de glycogène s’épuisent, l’allure baisse et chaque relance coûte. Deux virages de moins, c’est moins de freinages et de relances dans les jambes à ce moment-là. Le reste du tracé ne bouge pas : la montée du pont Verrazzano au départ, le pont de Queensboro, la First Avenue, puis la longue fin dans Central Park.
Sifan Hassan et Fiona O’Keeffe forfaits #
Le 14 octobre, New York Road Runners, l’organisateur, a annoncé deux forfaits. Canadian Running Magazine rapporte que Sifan Hassan, championne olympique du marathon à Paris en 2024, renonce après une maladie qui a perturbé sa préparation. La Néerlandaise l’a expliqué sur Instagram : « Sometimes, things just don’t go as planned » (« parfois, les choses ne se passent pas comme prévu »). C’est son deuxième forfait sur un grand marathon cette année, après Londres en avril, où une blessure au tendon d’Achille l’avait privée de départ.
L’Américaine Fiona O’Keeffe, meilleure Américaine à l’arrivée en 2025, a aussi déclaré forfait, sur blessure. Ces absences ouvrent la course féminine.
Hellen Obiri, favorite chez les femmes #
Sans Hassan, la Kényane Hellen Obiri part favorite. Elle a gagné l’an dernier en 2 h 19 min 51 s et battu un record de l’épreuve vieux de vingt-deux ans, d’après le détail du plateau publié par Citius Mag. Elle vise un troisième titre à New York. Ses principales rivales sont ses compatriotes Sheila Chepkirui (2 h 17 min 29 s) et Viola Cheptoo (2 h 19 min 05 s), ainsi que l’Éthiopienne Gotytom Gebreslase (2 h 18 min 11 s). La Kényane Edna Kiplagat (2 h 19 min 50 s) est aussi au départ.
Côté américain, Jess McClain (2 h 20 min 49 s) vise plus qu’une place de meilleure Américaine. Weini Kelati, recordwoman des États-Unis du semi-marathon en 1 h 06 min 04 s, fait ses débuts sur la distance.
Benson Kipruto veut conserver son titre #
Chez les hommes, Benson Kipruto revient défendre un titre gagné l’an dernier de trois centièmes de seconde, au sprint, devant son compatriote Alexander Mutiso Munyao. Ce dernier n’est pas engagé cette année. Selon IBTimes, aucun homme n’a conservé son titre à New York depuis 1998. Le Kényan, qui a couru 2 h 02 min 16 s dans sa carrière, prévient qu’il arrive « bien préparé pour le dernier sprint ».
L’Éthiopien Deresa Geleta (2 h 02 min 38 s) et le Kényan CyBrian Kotut (2 h 03 min 22 s) ont les meilleurs chronos derrière lui. Plusieurs coureurs connus s’ajoutent : le Kényan Geoffrey Kamworor, le Néerlandais Abdi Nageeye, recordman de son pays en 2 h 04 min 20 s, et les Italiens Iliass Aouani et Yemaneberhan Crippa. Les Américains comptent sur Conner Mantz, détenteur du record national en 2 h 04 min 43 s, et Zouhair Talbi. Le Suédois Andreas Almgren, recordman d’Europe du semi-marathon en 58 min 41 s, dispute son premier marathon.
Aucun Français ne figure sur la liste élite publiée par l’organisateur.
À quelle heure suivre la course depuis la France #
Les départs sont donnés à l’heure de New York, six heures de moins qu’à Paris ce dimanche-là, l’heure d’hiver entrant en vigueur le jour même aux États-Unis. Selon MarathonGuide, les élites femmes partent à 14 h 35 heure de Paris et les élites hommes à 15 h 05. Les fauteuils partent dès 14 h. Les vagues du peloton s’enchaînent ensuite jusqu’à 17 h 30, heure française. Le même guide cite Eurosport parmi les diffuseurs en Europe, et l’application officielle de la course permet de suivre un coureur en direct.
Ce que New York apprend aux coureurs amateurs #
On ne fait pas un chrono à New York comme à Berlin ou à Valence. Le parcours est vallonné, avec plusieurs ponts à franchir et une fin exigeante dans Central Park. La plupart des coureurs qui le préparent parlent d’un marathon à courir à la sensation plutôt qu’à l’allure.
Le tronçon remanié du Bronx rappelle aussi qu’un parcours se prépare en détail. Savoir où se trouvent les relances, les ponts et les virages serrés aide à gérer son effort. C’est vrai à New York comme sur n’importe quel marathon de l’automne. Si vous visez un 42 km au printemps, regarder la course de dimanche reste une bonne leçon de gestion : les élites aussi partent prudemment pour garder des forces pour la cinquième avenue et Central Park.
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